Le choix du candidat à l'élection présidentielle à l'épreuve des mathématiques

Par sa familiarité et sa simplicité, le scrutin majoritaire à deux tours – utilisé pour l’élection des députés, pour celle du président de la République ainsi que pour les primaires organisées en 2011, 2016 et 2017 en vue de l’élection du chef de l’État – nous paraît aller de soi. Traduit-il pour autant, au moins approximativement, la volonté des électeurs ? La réponse est que, s’il le fait dans certains cas (disons : petit nombre de candidats, orientations et programmes fortement polarisés le long d’une dimension unique du type droite/gauche), il n’y parvient pas dans diverses autres hypothèses (nombre de candidats élevé, espace des représentations politiques multidimensionnel).

Or ces hypothèses sont justement celles de l’offre comme de la demande contemporaines en matière politique. Il est en effet patent, par exemple, que les idées sur les questions régaliennes (sécurité vs libertés publiques, ouverture aux migrants vs contrôle des frontières, intégration européenne vs souveraineté[...]

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